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Quelle taille de piscine choisir ?

Quand on envisage de construire une piscine, la question revient systématiquement : faut-il partir sur un petit bassin de moins de 10 m² ou voir plus grand avec une piscine de 30 m² et plus ? Au-delà du simple coup de cœur, ce choix engage votre budget, votre quotidien et même vos obligations administratives pour les années à venir. Voici ce qu'il faut vraiment savoir avant de se lancer.

Ce qui distingue vraiment les deux formats : Petit ou Grand bassin ?

 

Pour vous donner une idée concrète, une petite piscine tourne généralement autour de 3 x 2 m ou 4 x 3 m , certains modèles ronds font entre 3 et 3,5 m de diamètre. On parle d'un volume d'eau de 10 à 20 m³ maximum, avec une profondeur assez modeste de 1,20 à 1,50 m et un fond plat.

La plupart du temps, ces bassins sont réalisés en coque polyester (pratique car légère et rapide à installer) ou en béton poli avec un liner pour garantir l'étanchéité.

Côté grande piscine, on démarre à 8 x 4 m, c'est le format familial classique, et ça peut monter jusqu'à 10 x 5 m, voire 12 x 3,5 m pour les bassins de nage. Le volume grimpe alors entre 40 et 100 m³, avec une profondeur progressive de 1,50 à 2 m qui permet notamment les plongeons.

Niveau construction, on privilégie le béton armé projeté pour sa robustesse, qu'on finit au carrelage ou avec un liner épais, ou une coque polyester renforcée, 

Les travaux de terrassement changent aussi complètement d'échelle. Pour une petite installation, 3 à 5 m³ de terre à déblayer suffisent largement si votre terrain est relativement plat. Pas besoin de murs de soutènement ni de grandes complications.

En revanche, pour une grande piscine, comptez entre 10 et 20 m³ de déblai, un radier béton conforme au DTU (documents tenchniques unifiés, ceux sont les règles de l'art), et souvent des fondations spécifiques pour stabiliser les parois face à la pression de l'eau.

Le casse-tête administratif

C'est peut-être l'un des aspects les plus sous-estimés. En dessous de 10 m², vous êtes tranquille (à ce jour) : aucune déclaration à faire, pas de taxe d'aménagement, et votre taxe foncière reste inchangée. Simple et sans paperasse.

Mais dès que vous dépassez les 10 m² (et jusqu'à 100 m²), il faut déposer une déclaration préalable en mairie. Vous avez ensuite un délai d'attente pour l'instruction du dossier. Et au-delà de 100 m², c'est carrément un permis de construire qui devient nécessaire, avec étude de sol et respect des normes de sécurité pour les barrières, volets et autres dispositifs.

Pensez aussi au local technique : pour une petite piscine, 1 à 2 m² suffisent pour caser la filtration et quelques produits. Pour une grande, il faut prévoir 5 à 10 m² minimum pour accueillir la pompe à chaleur, l'électrolyseur au sel et tout le matériel d'entretien.

Question budget : pas le même monde

Une petite piscine clé en main vous reviendra entre 5 000 et 15 000 € tout compris. Si vous optez pour une coque polyester, comptez plutôt 7 000 à 10 000 €, tandis qu'une version béton monte entre 12 000 et 25 000 €. Ce prix moyen englobe normalement le terrassement, la filtration au sable (3,75 à 5 m³/h), un skimmer, l'éclairage LED de base et les margelles en bois composite.

Pour une grande piscine, le ticket d'entrée démarre à 20 000 € et peut facilement atteindre 50 000 €. Une 8 x 4 m prête à l'emploi tourne autour de 25 000 €. Mais là, vous avez du matériel plus costaud : double skimmer, pompe de 2 CV, robot de nettoyage automatique, plage immergée... Et si vous ajoutez un volet roulant immergé, rajoutez encore 5 000 €.

Utilisation au quotidien : à chacun ses plaisirs

Soyons honnêtes : une petite piscine, c'est avant tout pour se rafraîchir et se détendre, seul ou à deux. Vous pouvez y ajouter un système de nage à contre-courant (ça fonctionne bien dès 3 m de long avec un débit de 5 à 10 m³/h) ou un banc pour l'effet spa. Par contre, pour les jeux de ballon avec les enfants ou les grandes batailles aquatiques, c'est un peu juste.

La grande piscine, elle, offre une toute autre dimension. Parfaite pour les familles nombreuses ou si vous aimez vraiment nager : vous pouvez aménager un couloir de nage, prévoir une zone peu profonde à 80 cm pour les plus jeunes, installer un escalier confortable, voire ajouter un toboggan ou un trampoline aquatique.

Évidemment, la filtration suit : il faut du 25 m³/h pour traiter 50 m³ d'eau, contre seulement 10 m³/h pour un bassin de 20 m³.

L'entretien, le vrai sujet du quotidien

C'est là que beaucoup déchantent après coup. Avec 15 à 20 m³ d'eau, l'entretien reste gérable : vous contrôlez votre pH (idéalement entre 7,2 et 7,6), le TAC (80-120 ppm) et le taux de chlore (0,5 à 1 mg/L) avec un simple flotteur ou des pastilles. La filtration tourne 4 à 6 heures par jour, et vous passez 15 à 30 minutes par semaine à nettoyer avec l'épuisette et la brosse. Niveau produits, vous en avez pour 50 à 100 € par an.

Avec 50 m³ et plus, c'est une autre histoire. Il faut plus de chlore (1 à 3 mg/L via le skimmer), des traitements choc anti-algues toutes les deux semaines, et l'aspiration vous prend facilement 1 à 2 heures par semaine. La filtration doit tourner 8 à 12 heures quotidiennement.

Budget annuel pour les produits : entre 200 et 500 € (chlore, anti-calcaire, floculant...). Un électrolyseur au sel peut alléger la charge de travail, mais il faut un volume minimum pour qu'il soit vraiment efficace.

La facture énergétique qui grimpe

La pompe, c'est 50 à 70 % de votre consommation électrique. Pour un bassin de 25 m³, une pompe de 0,5 CV (367 W) vous coûtera environ 2 000 kWh par an, soit 400 € à 0,20 €/kWh. Si vous chauffez l'eau à 28 °C avec une PAC (pompe à chaleur) de 4 à 6 kW, ajoutez entre 1 100 et 2 000 kWh (220 à 400 € de plus).

Pour 50 m³, on passe à une pompe d'1 CV (735 W) qui consomme 4 000 kWh (800 €), et une PAC de 10 à 12 kW qui engloutit entre 3 000 et 6 000 kWh supplémentaires (600 à 1 200 €). Avec le robot (300 kWh/an) et l'éclairage (200 kWh), la note totale oscille entre 500 et 800 € par an pour une petite piscine, contre 1 500 à 2 500 € pour une grande. Investir dans une Ppompe à chaleur performante (COP de 15-18) et un variateur de vitesse peut réduire la facture de 30 %.

Alors, petit ou grand bassin ?

Chaque format a ses forces et ses limites. Une petite piscine, c'est l'option maline si vous avez un budget serré, un terrain limité ou que vous cherchez avant tout la simplicité. Installation rapide, quasiment pas de démarches administratives, entretien facile et facture énergétique divisée par deux ou trois. L'aspect écologique joue aussi : moins d'eau consommée, moins de produits chimiques.

Le revers ? Vous ne pourrez pas vraiment nager, et l'effet visuel reste modeste.

La grande piscine, c'est le choix du confort maximal et de la convivialité. Elle valorise aussi votre bien (jusqu'à +20 % sur certaines propriétés) et offre un vrai cachet architectural. Mais il faut assumer : le coût d'installation est deux à trois fois supérieur, l'entretien prend du temps et demande de la rigueur, et les variations climatiques se font davantage sentir sur un grand volume d'eau.

Chez Comptoir de la Piscine, on accompagne chaque projet en fonction de votre situation réelle, n'hésitez pas à nous contacter pour qu'on étudie ensemble la solution la mieux adaptée à vos besoins.